| Angleterre et religion au XVIIe siècle |
| Durant
tout le XVIIe siècle, l'Angleterre voit le résultat, plutôt conflictuel,
de tous les bouleversements religieux qu'elle a vécus au siècle précédent. En effet, jusqu'au XVIe siècle, ce pays faisait intégralement partie de l'Église catholique. C'est le roi Henri VIII qui rompt brusquement ses liens avec Rome en 1534, sans toutefois s'orienter vers une politique religieuse radicalement opposée. Les idées protestantes trouvent alors un terrain favorable pour s'infiltrer progressivement. Elles sont encouragées sous le règne de son fils, Edouard VI, puis nettement renforcées sous celui de Marie Tudor lorsque celle-ci cherche à imposer trop violemment le retour du catholicisme. Il ne reste alors que la sagesse d'Elisabeth 1er pour temporiser les esprits en créant une Église anglicane, compromis astucieux entre ces idéologies religieuses rivales. |
![]() Procession de la Reine Elisabeth |
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Ce
qui semble passer pour la solution idéale sous le règne d'une personnalité
aussi forte et brillante qu'Elisabeth n'est en fait que l'arbre qui cache
la forêt, car le compromis n'est pas du goût de tout le monde. D'un côté,
les catholiques se sentent spoliés, et de l'autre, les protestants
les plus durs ne reconnaissent pas l'église anglicane et veulent la
purifier de ses tendances conciliantes. Ces puritains deviennent de plus en plus nombreux. Une partie d'entre eux s'expatrie en Amérique au début du XVIIe, tandis que ceux qui restent en terre anglaise alimentent largement les conflits religieux qui secouent le pays. |
| La lignée
des Stuart,
qui règne durant tout le XVIIe siècle, a une politique religieuse laborieuse
et maladroite, d'autant plus difficile que l'héritage du XVIe siècle est
lourd à gérer. Violemment opposés aux puritains au début du siècle, Jacques
1er, puis Charles
1er, finissent par favoriser indirectement cette religion qui
s'impose à l'Angleterre après la guerre civile
de 1642, durant la république de Cromwell.
Cette expérience religieuse est mal vécue par le peuple anglais tant elle
est associée à une vie de rigueur et de tristesse. Devenue majoritairement anglicane, l'Angleterre aspire à retrouver une religion moins contraignante. |
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Si
la Restauration
de 1660, avec le retour de Charles II sur le trône, comble ses souhaits
dans ce sens, elle relance aussi le débat religieux dans le pays, en cherchant
à exclure tous les dissidents et à uniformiser la religion. Les tensions augmentent encore quand Charles II décide d'une politique très personnelle en s'alliant avec la France durant la guerre contre la Hollande et en montrant envers les catholiques, une tolérance qui inquiète. Le débat atteint son point crucial lorsque Jacques II, son frère de confession précisément catholique, lui succède. Les Anglais ne sont majoritairement pas prêts à faire un retour en arrière, en mettant à nouveau une lignée catholique sur le trône de leur pays. La révolution de 1688 éclate alors et ses motifs sont autant religieux que politiques. |
| À la fin du XVIIe siècle, la religion anglicane finit par s'imposer officiellement, en accordant aussi une tolérance à toutes ses branches dissidentes, mais en écartant définitivement tout prétendant catholique du trône d'Angleterre. |
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Bible
sous Jacques 1er
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