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Les
enfants de Chrales 1er par van Dick
vers 1641 - Galerie Sabauda - Turin
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En reprenant à
présent les notes de Samuel Pepys, on peut aisément constater combien
la fiction rejoint la réalité :
31
août
1661 |
(…)
À la Cour, tout va très mal : rivalités, manque d'argent,
ivrognerie, blasphèmes et amours licencieuses. Que sortira-t-il
d'un tel désordre ? |
24
octobre
1662 |
(…)
Il m'a raconté combien tout allait mal à la Cour.
Le roi ne fait pas bon visage aux gens de la reine, surtout à ceux
qui sont anglais, de peur qu'ils ne lui révèlent sa conduite envers
Lady Castlemaine.
On prétend que la reine est déjà au courant, mais qu'elle croit
de meilleure politique de tout supporter pour le moment. Dieu nous
garde en paix, car ces intrigues mécontentent le peuple. |
3
novembre
1662 |
(…)
Lady Castlemaine est enceinte. L'enfant est du roi.(…) Tout cela
est bien regrettable, mais c'est l'effet de l'oisiveté. Ils n'ont
pas d'autre moyen d'employer leur ardeur. |
8
février
1663 |
(…)
Encore une autre histoire : il y a quelques jours, Lady Castlemaine
avait invité Mlle Stuart à une fête.
Le soir, en matière de plaisanterie, on décida qu'elles allaient
se marier, et on fit un vrai mariage, avec la bague, les cérémonies
religieuses, les rubans, le vin cuit au lit et le lancement du bas
;
mais il paraît qu'à la fin Lady Castlemaine, qui jouait le rôle
du marié, se leva et que le roi vint la remplacer auprès de la belle
Stuart. |
15
mai
1663 |
(…)
Le roi ne songe qu'à ses plaisirs.
La seule pensée des affaires lui fait horreur. Lady Castlemaine
le mène à sa guise. Elle connaît, paraît-il, tous les tours de l'Arétin
qu'il faut pratiquer pour donner du plaisir. Lui-même n'y est que
trop expert.(…) Et si quelque bon conseiller vient à lui demander
de sages avis, les autres, ses compagnons de plaisir, ne manquent
pas de le persuader qu'il ne faut pas écouter ces vieux radoteurs. |
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