La société sous Louis XIV |
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La
noblesse
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La noblesse |
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Louis
XIV, profondément marqué par la
Fronde alors qu’il est encore enfant, se méfie toute
sa vie des nobles et n’a de cesse d’en maîtriser l’influence et
les actions. Ma plus grande passion est de maintenir tout le monde dans la soumission et le respect qui est dû à sa Majesté, et de faire régner la justice dans les provinces où je suis en délivrant les peuples de l’oppression de la noblesse qui les tyrannise et les accable. |
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Par
ailleurs, pour assurer son autorité absolue, Louis XIV maintient
les gentilshommes à la
Cour et les réduit à l’oisiveté et à
une servitude dorée. Le personnage de Dom Juan, chez Molière, incarne parfaitement cette noblesse décadente, à laquelle s’ajoute la dépravation. Son oisiveté est évidente autant que sa désinvolture et son ironie. Son costume outrancier est celui du grand seigneur. Son comportement envers la bourgeoisie, représentée par M. Dimanche, et avec son serviteur, montre comment il sait user de tous les privilèges de sa classe. |
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Pourtant, face à lui, Molière met en scène d’autres gentilshommes qui incarnent encore des valeurs morales telles qu’honneur et vertu, auxquelles la noblesse était attachée. C’est notamment le cas des deux frères d’Elvire, et surtout du père de Don Juan.
Le personnage du père de Don Juan est d’ailleurs important dans la plupart des pièces françaises, justement pour incarner l’ancienne noblesse, celle qui servait son monarque et qui imposait un certain respect. |
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C’est ainsi que Dom Louis, dans le Dom Juan de Molière, le rappelle à son fils (acte IV, scène 4) :
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Ou
encore Dom Alvaros, chez le sieur
de Villiers, dans
Par
ailleurs, si le Dom Juan de Molière garde de sa noblesse quelques
traits caractéristiques, notamment en restant brave quand il
le faut et en tirant l’épée pour sauver une vie
La méfiance de Louis XIV, la montée de la bourgeoisie, le changement radical du commerce, les nouvelles valeurs du protestantisme, la centralisation du pouvoir et l’amélioration de l’administration de l’État vont, tout ensemble, contribuer, en quelques années, au déclin des nobles. Les premiers signes de la révolution commencent à être perceptibles et la décadence de l’aristocratie ne pourra plus jamais être enrayée. |
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